|
TRAVERSEE
aux BALEARES 3)Palamos
au Cap Formentor Puerto Pollenca Mercredi
16 juillet, nous allons quitter Palamos à 13h30 précise
aprés avoir fait le plein de carburant des deux réservoirs
soit en tout 130 litres. T'en veux du gasoil !!! Nous attaquons la
traversée avec une mer agitée avec dans l'angoisse
du départ . Hormis la 1ère photo qui est au départ
de Palamos il n'y aura plus aucune photo jusqu'à ce que le
jour pointe au large des Baléares et pour cause! Nous avons
envoyé quelques derniers appels aux enfants avant d'être
trop loin des cotes et coupé du monde, pour aviser que nous
prenions le large mais sans préciser les conditions, pour
ne pas trop affoler les troupes. A ce moment là les
conditions ne nous ont pas parus être tout à fait ce
qu'elles sont devenues ensuite. Dès le départ, queue
de Trame force 7/8 nds et 2 à 2,50m de mer, lorsque j'ai
entrepris d'envoyer la grand voile, la drisse s'est distendue et
s'est accrochée derrière le mât au feu de
pont. Impossible de la défaire, cette mer nous balancait
dans sur tous les bords, alors nous avons fait toute la première
partie 2 ris dans la GV, et voile d'avant, encore pas totalement
déroulé, 1 ris aussi dans le
Génois . Croyez moi, c'était amplement
suffisant, car ça tenait plus de la prouesse, avec un vent
établi à 22 /28 noeuds, bien assez pour nous en
touis cas! Notre position à 17h30, indique que la mer est
trés agitée avec des creux de 3 à 5 mètres
et un vent soufflant N.Nw à 26 Nds, un deuxième
point vers 18H 30 nous indique une visibilité toujours
bonne, mais une mer très agitée et un vent soufflant
N.Nw a 22 Nds. Autant vous dire que nous avions l'impression de
surffer les vagues, les creux étaient de l'ordre de 3 à
5 mètres et nous atteignons 7,7 à 8,4 nds rien qu'
avec notre voile d'avant, notre génois sur lequel nous
comptions fort et à qui nous donnions toutes notre
confiance. Nadine et Howki, le toutou, ne tenaient pas une grande
forme et angoissaient quelque peu. J'avoue que je n'en menais pas
large non plus, mais étais trop pris par le skippage du
voilier qui ne pouvait fonctionner sous pilote. Dans la petite
panique générale due aux conditions inhabituelles,
Howky notre mascotte, mousse à 4 pattes, ne comprenant pas
pourquoi il se trouvait dans un panier à salade, coinçé
et instable à l'intérieur du bateau, cherchait
absolument une issue, pour nous rejoindre dans le cockpit. Il y
mettait tellement d'acharnement, qu'il se coinça en
essayant de sortir par le hublot de cabine arrière. Ayant
passé la tête et les deux pattes avant, il ne pouvait
plus, ni faire passer le reste, ni se dégager. Je ne vous
dis pas l'affolement de sa maitresse, qui dans le feu de l'action
avait perdu tout contrôle avec le chien. Malgrés le
rouli et le tangage, elle réussit enfin a le dégager
de cette position inconfortable et à le réintroduire
dans la cabine d'ou nous ne voulions pas qu'il sorte, faute de
quoi nous risquions de le perdre en mer, because, la gite
excessive et le comportement du voilier. La pression a durée
ainsi jusqu'en fin de soirée ou le vent a enfin moli à
15 ou 18 nds. La mer, elle aussi, c'est légèrement
calmée et je suis quand même parvenu à
décrocher, non sans mal la drisse de grand voile, dans une
relative accrobatie et biensur attaché au harnet de
sécurité. Pendant ce labs de temps ou des manoeuvres
m'appellaient ailleurs, Nani prit la barre. Nous en avons profité
pour envoyer la totalement la GV tout en réduisant un peu
le génois, car la première partie du parcours nous
avait suffisamment ballotée. La nuit commencait à
s'installer et nous avions déjà parcouru une bonne
partie de la traversée. Je faisais
le point plus ou moins régulièrement, mais
suffisamment souvent pour annoncer à Nani que nous étions
en avance sur nos prévisions et que nous devrions arriver
vers 7h du matin le jeudi. La nuit se passa bien entendue à
la barre, et la vigilence était de mise, car on se sent
tout petit quand les gros transporteurs font route et nous
viennent plus ou moins dessus. Ceci étant nous n'avons pas
vu grand monde sur notre route. Biensur, pas fous, les gus! La
navigation de nuit se passa dans de très bonnes conditions
à l'exception de quelques bateaux qui nous ont fait
réfléchir sur le cap à maintenir ou a
modifier. Nous n'avons vu aucun autre voilier durant cette
traversée, à croire que nous étions les seuls
« fadas » a avoir pris la mer pour une
traversée dans ces conditions. Mes calculs s'avéraient
être exact car nous étions environs a 25 Milles du
Cap Formentor vers 4h du mat quand nous avons commencé à
appercevoir les éclats du phare de Formentor. Le
jour commencait à poindre quand nous approchions de l'Ile
de Majorque tel que nous pouvions maintenant l'appercevoir. Pas
d'erreur ! Si ce n'est pas le Cap Formentor, ça y
ressemble! Un immense bonheur et la joie s'empare de nous et nous
voyons enfin doucement le sourire se lire sur nos visages, même
howky bouge la queue. Ces derniers milles nous semblent
interminables, pourtant nous les parcourons très vite. Et
si on s'était trompé d'iles ? Et si nous arrivions
sur Minorque ! Mais non , c'est bien la, la route que nous avions
faite nous conduisait effectivement à bon port, car plus
nous en approchons et plus nous reconnaissons la photo du Cap
reproduite sur le pilote cotier. Et bien voilà, nous sommes
maintenant des navigateurs accomplis et nous pouvons être
fiers. Cette première traversée et grande croisière
à tous les deux, en tous cas,avec Nanilove IV notre Sun
Rise de rève, pardon trois avec Howky, nous remplie de
bonheur et de joie et d'une grande satisfaction. Enfin ça y
est, nous doublons effectivement le Cap Formentor à
7h01, ce qui nous fait une traversée de 128 Milles en 17H30
minutes.Pas mal, non !!! Nous laissons filer le Nanilove sous
voiles qui glisse le long de la baie très large qui va nous
conduire jusqu'àu premier port que nous avons choisi comme
port d'accueil, à savoir Puerto Pollenca. Appel sur
le canal 9, rien, appel sur le 16, rien! Bon tant-pis nous y
allons quand même et nous verrons bien si nous trouvons une
place. En fait, nous découvrirons plus tard qu' à
Majorque, c'est le canal 8 qu'il faut utiliser !
|








|








|