CAP BALEARES
1)Port Barcares_Estartit

Un projet trottait dans nos petites têtes et nous planchions quelque peu dessus depuis déjà quelques semaines. Nous avions fait l'acquisition du Sun Rise déjà quelques temps auparavant, un sympathique 35 pieds que nous avons pris le temps de bichonner et de préparer durant les quelques semaines qui ont précédé notre départ pour cette croisière hauturière sur les Baléares. Tout dabord sur le papier avec Nani qui commencait à prendre gout a ce projet d'évasion, nous consultions les cartes et préparions notre route. Plus le jour J approchait et plus l'inquiétude, mais aussi l'envie était grosse. Enfin la période de congès tant attendue arriva pour nous deux et le bateau était prêt. Nous quittons donc notre sweet home avec Howky notre mascote et super petit mousse à quatres pattes et descendons vers notre navire.
Nous voilà aprés 2h de route au ponton et nous allons fermer pour une plus longue durée qu'à l'acoutumé la portière de notre voiture afin de prendre pocession de notre unité de croisière. Pendant les deux ou trois jours qui vont précéder notre départ nous faisons tous les derniers réglages, préparatifs et avitaillement nécéssaire pour cette croisière avec pour destination les « BALEARES ».
7h du matin à l'aube du Lundi 14 juillet, nous nous dégageons sans mal du ponton d'attache de Port Barcares et envisageons la sortie du port pour prendre au Cap 156° « Le Creus ».Je pousse la manette de l'accélérateur et clac, mauvaise sensation, je me rend compte que mon moteur ne répond plus et ne s'accélère pas. Galère! Nous ne sommes pas encore sortis du port que les soucis commencent. Est-ce un mauvais présage ou tout simplement un rappel à l'ordre, pour nous laisser entendre qu'il ne faut pas se lancer en navigation, sans avoir auparavant essuyés quelques plâtres. Notre ère nous permet de nous laisser glisser jusqu'au ponton d'accueil, avec, je ne vous le cacherez pas, une certaine appréhension et le ventre noué.
N'ayant pas encore quitté Port Barcares et heureusement étant en terrain conquis avec suffisament de relations et d'amitiés sur place, nous ne mettrons pas longtemps à trouver sans peine malgrés l'heure matinale un sauveur, en la personne de Bernard,qui sera en mesure de nous apporter une solution. Bernard, notre voisin de ponton, est à bord d' un superbe Yacht, « le Kriss », sur lequel il n'hésitera pas à extraire de sa timonerie intérieure pour nous préter un cable de remplacement que nous adapterons au Nanilove afin de pouvoir enfin prendre le départ. Sacré coup de chapeau à Bernard, sans qui nous nous serions pris certainement la tête.
10H30, nous prenons le large en direction du Creus au cap 156° afin de descendre jusqu'à Palamos en Espagne si le temps nous en est donné. La mer est belle mais la visibilitée médiocre. Nous envoyons la GV mais vent debout et nous conserverons le moteur et ne marcherons qu'à 5,5 noeuds. Bien entendu un malaise n'allant pas sans un autre au moment d'étarquer la GV, l'écoute de grand voile céde au niveau de la deuxième manille et nous la maintenons, chose pas facile, à bout de bras, le temps de la remplacer. La mer devient un peu houleuse à l'approche du Cap Bear aux environs de 13H . Nous sommes vers 15H40 entre l'Isle de Maza de Oro et le Cap Créus. Nous prenons la direction au cap 190° vers le Cap Bagur. 17H35, nous sommes au large d'Ampuria Brava. Vu le retard pris au départ nous deciderons de faire escale à Estartit et y arriverons aux environs de 19H aprés 9H3O à 1OH de navigation.





















2)Estartit- Marina de Palamos
Aux environs de 18h30, nous nous annonçons auprès de la capitainerie de la Marina sur canal 8 ou 9 pour demander de nous affecter un emplacement. Que nous avons pu obtenir immédiatement . Un marinero nous attends devant l'emplacement et nous fait signe en nous tendant la « pandilla ». Bien sur aprés notre accostage sans difficultés nous nous rendons compte que les prises d'eau et d'électricité ne sont pas aux mêmes normes qu'en France et il est nécéssaire de prévoir tout l'attirail !!! Le marinero nous prend les papiers du bateau et fait lui même les formalités auprés de la capitainerie du port et nous précise de les demander quand nous partirons. Aprés un bon nettoyage du bateau et s'être nous même rafraichis, nous profitons de la soirée pour faire la visite brève du port d'Estartit qui nous a particulièrement séduit. Nous décidons aprés notre retour au bateau de prendre notre diner du soir à bord en admirant les supers Yachts qui étaient déjà la ou qui arrrivaient au port.
Au lendemain aprés les vérifications d'usages et les remplissages des vaches à eau, nous nous rendons à la capitainerie pour récupérer les papiers du bateau et s'aquitter du montant de notre appontage, à savoir 41€ , hayayail !!! Au moment de la mise en route du moteur petite inquiétude au démarrage, alarme et voyant de pression huile ne s'allume pas de suite et le moteur a du mal à démarrer. Cela nous préoccupe et nous plonge dans une réflexion quant à la suite du voyage. Enfin celui-ci se décide à partir et nous prenons la mer aux environs de 16h40 pour Palamos. A notre grande surprise, car nous n'avions pas repris la météo , la mer est agitée et le vent souffle avec des rafales de 28 noeuds. Nous faisons route sur le Cap Negre et la Punta Colomb que nous doublons à 17h. Aprés dans l'agitations des manoeuvres et du pilotage du voilier nous avons un peu laissé tomber certains points mais avons fini par arriver à la Marina de Palamos ou nous accosterons aux environs de 20h. Là un préposé nous attends devant la station gazoil et nous fait signe d'aller s'amarrer en face. La place qu'il nous indique ne nous enchante guerre car elle se situe dans la houle entrante du port. Nous ne pourrons obtenir une autre place, alors?? Même cénario pour l'installation et biensur ce coup ci encore un problème de prise de courant . Un ship est encore ouvert et je décide d'acheter un adaptateur. Howky trépigne et il est temps d'aller faire le petit pipi, se détendre et se restaurer. Nous apercevons dans la marina un chouet restaurant qui propose de nous servir des tapas à leur manière. L'addition fut un peu salée et c'est la que nous avons mieux compris, leurs manières ! Néanmoins le cadre était class et le repas fut apprécié. Le lendemain nous allons devoir entreprendre la grande traversée entre Palamos et Cap Formentor aux Baléares soit 120 Milles.
Conclusion Palamos sympa, mais chaud- chaud coté budget , car le port, lui aussi pour une nuit nous a couté 45 € !!
















TRAVERSEE aux BALEARES
3)Palamos au Cap Formentor Puerto Pollenca
Mercredi 16 juillet, nous allons quitter Palamos à 13h30 précise aprés avoir fait le plein de carburant des deux réservoirs soit en tout 130 litres. T'en veux du gasoil !!! Nous attaquons la traversée avec une mer agitée avec dans l'angoisse du départ . Hormis la 1ère photo qui est au départ de Palamos il n'y aura plus aucune photo jusqu'à ce que le jour pointe au large des Baléares et pour cause! Nous avons envoyé quelques derniers appels aux enfants avant d'être trop loin des cotes et coupé du monde, pour aviser que nous prenions le large mais sans préciser les conditions, pour ne pas trop affoler les troupes. A ce moment là les conditions ne nous ont pas parus être tout à fait ce qu'elles sont devenues ensuite. Dès le départ, queue de Trame force 7/8 nds et 2 à 2,50m de mer, lorsque j'ai entrepris d'envoyer la grand voile, la drisse s'est distendue et s'est accrochée derrière le mât au feu de pont. Impossible de la défaire, cette mer nous balancait dans sur tous les bords, alors nous avons fait toute la première partie 2 ris dans la GV, et voile d'avant, encore pas totalement déroulé, 1 ris aussi dans le Génois . Croyez moi, c'était amplement suffisant, car ça tenait plus de la prouesse, avec un vent établi à 22 /28 noeuds, bien assez pour nous en touis cas! Notre position à 17h30, indique que la mer est trés agitée avec des creux de 3 à 5 mètres et un vent soufflant N.Nw à 26 Nds, un deuxième point vers 18H 30 nous indique une visibilité toujours bonne, mais une mer très agitée et un vent soufflant N.Nw a 22 Nds. Autant vous dire que nous avions l'impression de surffer les vagues, les creux étaient de l'ordre de 3 à 5 mètres et nous atteignons 7,7 à 8,4 nds rien qu' avec notre voile d'avant, notre génois sur lequel nous comptions fort et à qui nous donnions toutes notre confiance. Nadine et Howki, le toutou, ne tenaient pas une grande forme et angoissaient quelque peu. J'avoue que je n'en menais pas large non plus, mais étais trop pris par le skippage du voilier qui ne pouvait fonctionner sous pilote. Dans la petite panique générale due aux conditions inhabituelles, Howky notre mascotte, mousse à 4 pattes, ne comprenant pas pourquoi il se trouvait dans un panier à salade, coinçé et instable à l'intérieur du bateau, cherchait absolument une issue, pour nous rejoindre dans le cockpit. Il y mettait tellement d'acharnement, qu'il se coinça en essayant de sortir par le hublot de cabine arrière. Ayant passé la tête et les deux pattes avant, il ne pouvait plus, ni faire passer le reste, ni se dégager. Je ne vous dis pas l'affolement de sa maitresse, qui dans le feu de l'action avait perdu tout contrôle avec le chien. Malgrés le rouli et le tangage, elle réussit enfin a le dégager de cette position inconfortable et à le réintroduire dans la cabine d'ou nous ne voulions pas qu'il sorte, faute de quoi nous risquions de le perdre en mer, because, la gite excessive et le comportement du voilier. La pression a durée ainsi jusqu'en fin de soirée ou le vent a enfin moli à 15 ou 18 nds. La mer, elle aussi, c'est légèrement calmée et je suis quand même parvenu à décrocher, non sans mal la drisse de grand voile, dans une relative accrobatie et biensur attaché au harnet de sécurité. Pendant ce labs de temps ou des manoeuvres m'appellaient ailleurs, Nani prit la barre. Nous en avons profité pour envoyer la totalement la GV tout en réduisant un peu le génois, car la première partie du parcours nous avait suffisamment ballotée. La nuit commencait à s'installer et nous avions déjà parcouru une bonne partie de la traversée. Je faisais le point plus ou moins régulièrement, mais suffisamment souvent pour annoncer à Nani que nous étions en avance sur nos prévisions et que nous devrions arriver vers 7h du matin le jeudi. La nuit se passa bien entendue à la barre, et la vigilence était de mise, car on se sent tout petit quand les gros transporteurs font route et nous viennent plus ou moins dessus. Ceci étant nous n'avons pas vu grand monde sur notre route. Biensur, pas fous, les gus! La navigation de nuit se passa dans de très bonnes conditions à l'exception de quelques bateaux qui nous ont fait réfléchir sur le cap à maintenir ou a modifier. Nous n'avons vu aucun autre voilier durant cette traversée, à croire que nous étions les seuls « fadas » a avoir pris la mer pour une traversée dans ces conditions. Mes calculs s'avéraient être exact car nous étions environs a 25 Milles du Cap Formentor vers 4h du mat quand nous avons commencé à appercevoir l
es éclats du phare de Formentor. Le jour commencait à poindre quand nous approchions de l'Ile de Majorque tel que nous pouvions maintenant l'appercevoir. Pas d'erreur ! Si ce n'est pas le Cap Formentor, ça y ressemble! Un immense bonheur et la joie s'empare de nous et nous voyons enfin doucement le sourire se lire sur nos visages, même howky bouge la queue. Ces derniers milles nous semblent interminables, pourtant nous les parcourons très vite. Et si on s'était trompé d'iles ? Et si nous arrivions sur Minorque ! Mais non , c'est bien la, la route que nous avions faite nous conduisait effectivement à bon port, car plus nous en approchons et plus nous reconnaissons la photo du Cap reproduite sur le pilote cotier. Et bien voilà, nous sommes maintenant des navigateurs accomplis et nous pouvons être fiers. Cette première traversée et grande croisière à tous les deux, en tous cas,avec Nanilove IV notre Sun Rise de rève, pardon trois avec Howky, nous remplie de bonheur et de joie et d'une grande satisfaction. Enfin ça y est, nous doublons effectivement le Cap Formentor à 7h01, ce qui nous fait une traversée de 128 Milles en 17H30 minutes.Pas mal, non !!! Nous laissons filer le Nanilove sous voiles qui glisse le long de la baie très large qui va nous conduire jusqu'àu premier port que nous avons choisi comme port d'accueil, à savoir Puerto Pollenca. Appel sur le canal 9, rien, appel sur le 16, rien! Bon tant-pis nous y allons quand même et nous verrons bien si nous trouvons une place. En fait, nous découvrirons plus tard qu' à Majorque, c'est le canal 8 qu'il faut utiliser !






































Aux BALEARES
4) Puerto Pollenca à Puerto Cristo

Inutile de vous dire qu'une fois à Puerto Pollenca nous avons pleinement profité de notre première escale. Nous avons même loué une voiture pour faire une bonne partie de l'Ile de Majorque que nous n'aurons pas le temps de faire avec le voilier. Et oui notre séjour n'étant que de 10 jours nous avons fait la côte nord et Palma. Je vous épargne les quelques photos que nous avons prise lors de cette ballade et on passe immédiatement à la partie navigation qui nous emmenera sur Puerto Cristo. Nous quittons donc Puerto Pollenca à 11H45, au matin du 22 juillet, la visibilité est moyenne la mer un peu houleuse et un vent de NE de 12 à15 nds.Nous descendons donc la longue baie de Formentor jusqu'au Cap de Pinar, sobre biensur !! Nnous voguons sous grand voile et genois poussé par un vent NE de 12 à 15 nds. Notre allure est d'une moyenne de 6,8 nds. Nous doublons le Cap de Menorca et tirons direct sur el Cabo Farrutx. Nous n'allons pas perdre de temps pour arriver à Porto Cristo et trouver si possible une pace au port. Nous ne ferrons pas de mouillage à la cala Ratjada, comme s'était notre intention première et filerons aprés avoir passé le Cabo de Cap de pera en direction de la Punta de Amer. Nous arriverons à Porto Cristo vers 17h15 mais trop tard pour avoir une place au port. Nous ferons donc un mouillage pour la nuit dans la cala que forme cet avant port ou nous passerons une agréable soirée. Nous avons quitté le Nanilove IV pour aller se faire un gastro dans un resto de la falaise qui surplombe le bateau. Le mouillage paraît bien tenir et j'envisage de dormir en cabine, alors que Nani décide de dormir dans le cockpit. En pleine nuit toc,toc!! Nani crie doucement, Alain, Alain. Dur dur ! Sur mon premeir sommeil, je bondis et sors du bateau pour me rendre compte que le mouillage a dérappé ou bien que c'est le voilier Anglais dont le mouillage ne tient pas. Toujours est-il que sur le bateau des voisins il n'y a pas d'affolement et que tout le monde dort. L'évitage ne présageant rien de bon et n'ayant aucune réaction de mes voisins je décide donc de mettre en route et de reprendre mon mouillage en pleine nuit à 3h du mat. Durant cette manoeuvre qui se fait dans un silence relatif mon voisin de derrière, un pavillon français est sur le qui-vive prét à préter main forte si difficultées! L'anglais lui ne mouftte pas, il ronque comme c'est pas permis. Il s'avère que pourtant c'est son bateau qui dérappe mais le flegme anglais est de rigueur ! Aprés une longue attente pour vérifier si mon mouillage tient je déciderai de m'endormir et finirai ma nuit dans le cockpit. Le lendemain faisant la chasse aux places qui se libèrent nous finirons par nous faufiller entre deux voiliers et pourrons enfin nous amarrer au quai du port public de Puerto Cristo. Nous resterons jusqu'au 25 juillet et profiterons de cette escale pour visiter las Cuevas del Drac et Porto Cristo. A voir, cette escale est également intéressante. Notre Mascotte Howky super mousse à 4 pattes est particulièrement apprécié à chaque escale et à une côte pas possible. Nani très fière de son toutou, « tout comme moi »d'ailleurs, n'en peut plus et délire complet quand on lui parle de son chien. Aussi nous profiterons de ce passage à P-Cristo pour le nommer Mousse Chef et pour lui offrir un bandana de matelot. Il est vrais que notre toutou est exceptionnel et se comporte comme un chien savant en véritable marin. En ce qui concerne le mouillage, c'est vraiment super car on peut batifoller dans l'eau et faire de bon plouf, alors qu'au port la baignade n'est pas conseillée et de toute façon ça ne nous vient même pas à l'idée.
Conclusion quand on peut mouiller, il vaut mieux le faire !
Alain, Nani et Howky, vous invite à participer à leur prochaine croisière et vous parleront des éventuelles modalités de participation dans un prochain chapitre.